Fondée en 2024, l’association Photosphère a pour buts de soutenir la réalisation et la diffusion des travaux actuels de Xavier Voirol mais aussi de veiller à la conservation et à l’exploitation des archives argentiques et numériques constituées par le photographe en plus de quarante ans de métier.
Forts d’une solide expérience dans leurs domaines respectifs, les fondateurs de Photosphère sont à même de garantir par leurs compétences une gestion dynamique et rigoureuse de l’association et ainsi poursuivre avec passion les buts qu’elle s’est donnée.
N'est-ce pas la vocation d'un photographe, que de rendre visible le regard qu'il porte sur le monde? Chez Xavier Voirol, le regard se fait l'interprète d'une réalité, saisie dans sa fugacité, dont la fragilité nous renvoie à la nôtre propre. Instants non pas volés, mais témoins, qui questionnent et laissent entrevoir, au-delà de l’image elle-même, des horizons improbables, des émotions impalpables. Le regard est vif et grave, jamais cru, ni voyeur. Intransigeant parfois. Eminemment personnel, quels que soient les circonstances, le sujet, l'endroit du monde ou la technique, il saisit l’universel dans l’instant.
Les projets de Xavier présentent des facettes diverses, singulières et polymorphes. Le photographe n’est pas là où on l'attend, il explore l'essence des êtres, des objets, des lieux. Il faut entrer en dialogue avec les images de Xavier et leurs mystères, se laisser emporter par les histoires qu'elles racontent, les faire siennes.
Consciente de l’importance de ces travaux, l’association Photosphère vous invite, par votre adhésion, à participer vous aussi à la reconnaissance d’une oeuvre sensible et précieuse.
Rejoignez-nous!
Nathalie Bläuer / Présidente
Aether – à propos…
Prendre pour objet de recherche un lieu clos est une gageure. Mais une limite force à s’en affranchir, à ruser sans en avoir l’air pour se jouer des pièges qu’elle nous tend, comme on le ferait d’un adversaire jusqu’à le contraindre à abattre ses cartes...
Avec Aether, Xavier Voirol a cherché à faire d’un confetti de moyenne montagne un univers en expansion, un improbable territoire qui les contiendrait tous: voyez ici cette banquise, et là, tellement aride, John Ford venait y tourner paraît-il. Et de ces brumes? la tropique, bien sûr!
Pour autant vous n’aurez pas quitté la chaîne du Jura, et moins encore: un arpent de terrain de 3,5 kilomètres carrés sous le sommet de Chasseral.
Le choix de mener ce projet à cet endroit précis – dont la localisation, au regard des images qui en ont résulté, importe somme toute que peu – n’était tout de même pas totalement le fruit du hasard. Par ses particularités topographiques, ce contrefort s’offrait dans une singulière photogénie: un couloir balayé par les vents sans plus devégétation que quelques rares gentianes, une crête rêche et un plateau sans horizon piqué de dolines éparses. C’était sans compter sur ce qui se dégage en creux de toutes choses.
Pour qui l’épure en dit plus que la luxuriance – Xavier est de ceux-là – ce territoire minéral s’est vite recouvert d’un foisonnement organique. Pluies, neige, soleil écrasant ou brouillard persistant, les éléments ont donné à entendre le récit du lieu, sa vérité autant que sa fiction.
Le photographe l’a arpenté longuement, travaillant en moyen-format argentique: la contrainte était technique là aussi, mais au bénéfice d’un parti-pris esthétique que n’aurait su rendre un traitement numérique, tant il est vrai qu’ici le grain de la pellicule s’associe naturellement au rendu organique du territoire photographié.
De plus, par ses servitudes, la pratique de l’argentique force à une profonde réflexion sur les intentions, le cadre et l’image bien en amont de la prise de vue. Est-ce là une façon de revenir à quelques fondamentaux de la photographie et de rappeler qu’il convient d’abord de regarder, puis ensuite seulement de déclencher? C’est fort possible...
En tous les cas, il est certain que l’approche qui préside à la réalisation de ce projet détermine en tout point l’esprit qui s’en dégage et donne à voir, par la subjectivité du regard porté, un territoire qui ne laisse pas de surprendre.
On y parle d’errance et d’infini. Ici se prolonge l’impact du ressenti, ce mystère qui nous dépasse et détermine bien souvent notre rapport au monde – fut-il réduit à un contrefort de moyenne montagne...
Aether, c’est un peu de tout cela. Mais voyez plutôt!
« AETHER », parution en novembre 2024. Vous pouvez commander votre(s) exemplaire(s) directement sur le lien ci-dessous
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